Du fil, des panneaux brodés et des fragments recomposés : le travail de Jordan Nassar met en relation création contemporaine et mémoire palestinienne. À Londres, son exposition « No History of Shapes » est annoncée au No.9 Cork Street par la galerie The Third Line. Le programme officiel de Frieze fixe les dates du 9 au 24 octobre 2026, après un vernissage prévu le 8.
Cette précision distingue l’ouverture au public de la réception inaugurale. L’article culturel d’Al-Araby Al-Jadeed du 13 septembre retenait le 8 octobre comme date d’ouverture. Nous suivons ici le calendrier de l’organisateur, sans prétendre avoir visité l’exposition ni vérifié son déroulement sur place.
Une œuvre contemporaine n’est pas un objet archéologique
Frieze présente des broderies en plusieurs panneaux ainsi que des mosaïques inspirées de fragments d’un ensemble byzantin découvert dans le nord de Gaza. Les panneaux explorent la géométrie, les couleurs et les motifs. Le programme mentionne l’influence de la série « Convertibles » de l’artiste Monir Shahroudy Farmanfarmaian.
Al-Araby décrit un travail de recomposition à partir d’images. Il s’agit donc d’une démarche artistique, qu’il faut distinguer de la restauration matérielle d’un vestige. Une nouvelle œuvre peut rendre une histoire visible ; sa présentation ne permet pas de conclure que le site archéologique ou ses fragments originaux sont aujourd’hui protégés.
La broderie reste aussi une pratique partagée
Une autre initiative donne une place directe aux personnes qui brodent. Dans son appel « Living Embroidery: From Palestine to Mexico », le Musée palestinien invitait des femmes et des groupes dirigés par des femmes à participer à un programme prévu le 28 juin 2026, en collaboration avec des institutions mexicaines.
L’annonce proposait de découvrir la broderie mexicaine et de créer à partir de motifs palestiniens. Elle prévoyait ensuite une présentation croisée des travaux et une circulation vers le Mexique. Cette page documente le projet annoncé, pas un bilan de sa réalisation. Elle souligne néanmoins que la transmission passe aussi par l’apprentissage et les échanges entre praticiennes.
Ces démarches répondent à des questions différentes : comment montrer une mémoire dans une galerie, et comment faire vivre un savoir-faire entre personnes ? Comme pour la conservation des manuscrits de Gaza, rendre visible et préserver matériellement demandent des gestes distincts. Décrire les initiatives avec leurs dates et leurs limites aide à respecter le travail de celles et ceux qui transmettent.
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