Un livre remis en état n’a pas encore trouvé son lecteur. À Gaza, des initiatives décrites par Al Jazeera dans un reportage du 7 octobre 2026 cherchent à franchir cette dernière étape : mettre des ouvrages à disposition des habitants et des élèves. Leur travail associe récupération, remise en état et circulation des livres.
La journaliste Lina Ghassan Abu Zaid présente notamment la bibliothèque Athar, installée par Mohammed Saad à Deir al-Balah. Elle décrit aussi les démarches d’Omar Hamad et la bibliothèque du Phénix, où les ouvrages sont proposés au prêt. Ces initiatives n’adoptent pas toutes les mêmes modalités d’accès : le reportage distingue des achats à prix modiques et des emprunts avec une caution remboursable.
La circulation du livre fait partie de l’accès à la lecture
Le reportage évoque des livres destinés aux enfants et aux étudiants, ainsi que des démarches pour les faire parvenir aux écoles. Il rapporte également les difficultés de protection contre l’humidité et la pluie dans une installation sous tente. Ces observations concernent les personnes et les lieux présentés, pas toutes les bibliothèques du territoire.
Pour apprécier l’accès à la lecture, compter des livres conservés ne suffit donc pas. Il faut aussi regarder comment un lecteur peut les consulter, les emprunter ou les acheter. Une caution, même remboursable, suppose de pouvoir avancer la somme demandée. Cette distinction aide à poser des questions concrètes sans déduire du reportage combien de familles peuvent effectivement accéder à chaque service.
Des livres, mais aussi du temps et un accompagnement
Dans son bilan publié le 14 septembre 2026, l’UNICEF décrit des activités d’été associant exercices d’arabe et de mathématiques, jeux et apprentissages sociaux et émotionnels. À Gaza, la plupart se tenaient dans des abris temporaires. L’organisation mentionne aussi des fournitures et un soutien à la formation du personnel éducatif.
Ce bilan concerne des programmes soutenus par l’UNICEF. Il ne confirme ni un partenariat avec les bibliothèques citées par Al Jazeera, ni leurs résultats scolaires. Ensemble, les deux sources éclairent des besoins complémentaires : disposer de supports de lecture et de conditions permettant de les utiliser.
Notre dossier sur les conditions de reprise de l’école à Gaza rappelle ces exigences. Une bibliothèque peut élargir les occasions de lire ; elle ne remplace pas des cours réguliers. Soutenir ces initiatives demande de respecter leur travail tout en gardant visibles les besoins de sécurité, de matériel et d’accompagnement des lecteurs.
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