Prendre soin d’un enfant, chercher de quoi nourrir la famille et obtenir un rendez-vous peuvent devenir des tâches difficiles à concilier. À Gaza, le témoignage de Rania Toutah, recueilli par Al Araby Al Jadeed le 11 octobre 2026, montre pourquoi l’accès à l’aide doit aussi tenir compte du travail des proches aidants.
Une mère demande un soutien qui puisse durer
Le média présente Rania comme une mère de cinq enfants, dont plusieurs vivent avec un handicap. Elle décrit les difficultés à poursuivre leur suivi de santé et à réunir les fournitures scolaires. Elle demande de l’aide pour assumer ces responsabilités, dans un contexte de ressources très limitées.
Ce récit individuel ne mesure pas la situation de toutes les familles. Il attire l’attention sur un obstacle concret : une personne qui assure l’essentiel des soins ne peut pas toujours consacrer le même temps aux démarches et à la recherche de biens essentiels.
Les services doivent pouvoir se rejoindre
Dans la présentation d’une évaluation publiée en septembre, l’UNICEF explique que les difficultés des enfants et des jeunes en situation de handicap ne relèvent pas seulement d’un manque de services. Elles tiennent aussi à des parcours mal reliés entre eux. L’organisation souligne la perturbation de l’éducation, de la santé, de la réadaptation et des services d’eau et d’assainissement à Gaza.
Pour une famille, ces besoins se rencontrent dans la même journée. Les files d’attente pour l’eau peuvent prendre du temps alors qu’un enfant a besoin d’accompagnement. Comprendre cette organisation quotidienne aide à poser les bonnes questions sur l’emplacement des services et la possibilité réelle de les utiliser.
Préserver les relais autour des familles
Lors du point de presse des Nations unies du 9 octobre, Sofia Calltorp, responsable de l’action humanitaire d’ONU Femmes, a souligné les responsabilités familiales assumées par les femmes déplacées avec des ressources réduites. Elle a aussi signalé que les difficultés de financement limitaient la capacité d’organisations de femmes à accueillir celles qui ont besoin de leurs services.
L’attention doit donc porter sur les personnes que les dispositifs parviennent effectivement à rejoindre. Soutenir les proches aidants, c’est rendre possible la continuité des soins et la participation des enfants à la vie quotidienne, sans laisser une seule personne porter toutes les démarches.
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