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Savon de Naplouse : un patrimoine qui se transmet à l’atelier
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Savon de Naplouse : un patrimoine qui se transmet à l’atelier

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Culture & mémoire

Savon de Naplouse : un patrimoine qui se transmet à l’atelier

Inscrite à l’UNESCO en 2024, la tradition du savon de Naplouse éclaire le rôle des ateliers, des familles et de l’apprentissage par la pratique.

Dessin au trait de mains emballant un savon, devant une pile de savons aux proportions exagérées et des rameaux d’olivier.
Illustration éditoriale originale de Free Palestine News, au trait de gravure et aux proportions exagérées ; aucun atelier réel représenté.

Un morceau de savon peut porter l’histoire d’un atelier et des gestes appris auprès d’autres personnes. La tradition de fabrication du savon de Naplouse, en Palestine, est inscrite depuis 2024 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO. Cette reconnaissance concerne un savoir-faire et sa transmission.

Des gestes qui s’apprennent en pratiquant

La présentation de l’UNESCO décrit une fabrication artisanale dont l’huile d’olive est un ingrédient central. Elle souligne une transmission par la pratique, au sein des familles et des petits ateliers.

Ce qui se transmet comprend une manière de travailler, un vocabulaire et des repères acquis au contact des praticiens. La pièce finie est la partie visible d’un apprentissage qui demande du temps et des occasions de pratiquer.

Le travail derrière les pièces de savon

Un reportage de l’agence Anadolu repris par Al Jazeera le 14 octobre 2023 décrivait le travail à la savonnerie Touqan, à Naplouse. Le salarié Ahmad Dweikat y témoignait de son expérience de longue durée. Le texte présentait des opérations manuelles et l’emballage des pièces dans du papier avant leur commercialisation.

Ce reportage ancien ne renseigne pas sur les volumes produits ou l’organisation de l’atelier aujourd’hui. Il donne un aperçu daté de la place des personnes et des gestes dans la fabrication, distinct de la reconnaissance patrimoniale intervenue ensuite.

Un objet du quotidien qui relie les personnes

L’UNESCO évoque aussi le savon offert lors de célébrations ou remis aux visiteurs. L’objet circule alors avec une relation : celle d’un cadeau, d’un accueil ou d’une histoire familiale. Sa valeur culturelle dépasse le seul usage domestique.

Comme pour la création et la transmission textile palestiniennes, garder un savoir-faire vivant suppose de prêter attention à celles et ceux qui le pratiquent. Documenter les gestes et permettre leur apprentissage sont des façons complémentaires de préserver cette mémoire.

La reconnaissance internationale fournit un repère. La continuité se construit aussi dans les ateliers, les échanges entre générations et le temps laissé à l’apprentissage.

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