À Gaza, assurer seule les besoins d’un foyer signifie souvent cumuler recherche de revenus, démarches d’aide et organisation des repas. Un reportage d’Al Araby Al Jadeed publié le 15 octobre 2026 donne la parole à des femmes confrontées à ces responsabilités. Leurs récits invitent à regarder autant les besoins des familles que les obstacles rencontrés pour obtenir un soutien.
Des démarches qui occupent le quotidien
Interrogée par Al Araby Al Jadeed, Iman Hijazi explique dépendre de ses inscriptions auprès d’associations, des cuisines collectives et de la distribution d’eau, sans disposer d’un revenu. Elle décrit le temps absorbé par ces recherches pour faire vivre ses enfants.
Une autre femme interrogée, Itimad Sobh, prépare des repas à la demande pour des proches et des voisins. Elle explique que cette activité ne couvre pas les besoins essentiels de son foyer, notamment en raison du coût des ingrédients et du combustible. Ces témoignages éclairent des situations individuelles, sans permettre de mesurer les revenus de l’ensemble des familles concernées.
Associer aide matérielle et accompagnement
Dans un article publié le 19 juin 2026, ONU Femmes présentait le rôle de ses organisations partenaires à Gaza pour articuler aide matérielle, soutien psychosocial, accompagnement juridique et possibilités temporaires de travail. L’organisation relatait notamment le parcours d’une femme désignée par les initiales S.A., pour protéger son identité, qui avait reçu plusieurs de ces formes de soutien.
Ce récit antérieur ne confirme pas la disponibilité actuelle de chaque service et ne concerne pas les femmes interrogées dans le reportage du 15 octobre. Il montre toutefois une approche qui considère ensemble les difficultés économiques, familiales et sociales, plutôt que de réduire le soutien à la remise d’un seul produit.
Considérer les conditions réelles d’accès
Une aide annoncée ne décrit pas à elle seule le parcours nécessaire pour la recevoir. Pour une personne qui porte les responsabilités du foyer, la répétition des démarches peut entrer en concurrence avec le temps consacré aux enfants ou à une activité rémunérée. La clarté des informations et la coordination entre services deviennent alors des questions concrètes d’accès.
Les cuisines collectives et la continuité des repas à Gaza répondent à une partie de ces besoins. Les témoignages publiés aujourd’hui rappellent aussi l’importance d’un soutien qui tienne compte de la situation du foyer, des ressources disponibles et de la possibilité effective de rejoindre les services.
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