Une tente peut être raccommodée sans que le terrain autour d’elle devienne sûr. Avant les pluies, les familles déplacées à Gaza ont besoin d’un abri protecteur, mais aussi d’accès et de réseaux qui fonctionnent. Les évaluations de septembre, présentées dans le dernier rapport d’OCHA publié le 5 octobre, éclairent ces besoins différents.
Des sites exposés, pas un bilan de sinistrés
Dans son rapport daté du 2 octobre, OCHA indique que plus de 400 sites de déplacement ont été évalués. Parmi eux, 217 présentent un risque moyen à élevé d’inondation et accueillent environ 235 000 personnes. La période couverte va principalement du 21 au 27 septembre.
Ce relevé désigne des lieux exposés et leurs occupants estimés. Il ne signifie pas que ces personnes ont déjà subi une inondation. Le risque dépend notamment de la hauteur du terrain et de l’état du drainage.
Un bâtiment encore debout peut rester dangereux
OCHA rapporte aussi une estimation préliminaire du groupe chargé des abris : plus de 2 300 bâtiments nécessitant une démolition totale ou partielle restent habités, avec près de 44 000 occupants. Ce danger est distinct du risque d’inondation des sites. Ces deux catégories ne permettent pas, à elles seules, de mesurer une évolution globale de la sécurité des logements.
Réparer les tentes et les réseaux
Le reportage écrit d’Al Jazeera Arabic du 19 septembre décrit des familles raccommodant leurs tentes à l’aiguille et au fil, faute de pouvoir les remplacer. Les observations du correspondant Ghazi Al-Aloul donnent à voir des efforts quotidiens ; elles ne constituent pas un recensement de tous les abris.
OCHA décrit des travaux de drainage et l’étude de lieux de relocalisation volontaire. L’accès aux équipements reste une contrainte. Une solution d’accueil doit également permettre de rejoindre l’école et les services de soins.
L’aide aux enfants doit arriver avant les intempéries
Le 17 septembre, l’UNICEF a demandé 97,5 millions de dollars pour une réponse hivernale d’octobre 2026 à mars 2027. Son objectif concerne 540 000 enfants et leurs familles à Gaza et en Cisjordanie : ce ne sont ni des bénéficiaires déjà aidés ni un total limité à Gaza.
Le programme prévoit vêtements, couvertures, renforcement des abris et travaux sur le drainage et l’assainissement. Son financement, l’acheminement des fournitures et leur distribution restent des étapes distinctes. Pour les familles, la protection se jugera aux aides réellement accessibles et à leur capacité à garder un lieu de vie sec et sûr.
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