À Gaza, l’école de cirque Najoum Gaza se déplace entre les lieux d’accueil des familles déplacées pour proposer des spectacles et des ateliers aux enfants. Un reportage d’Al Jazeera publié le 19 octobre décrit cette activité itinérante, menée avec un matériel devenu rare.
Un spectacle qui vient jusqu’aux enfants
Abdel Fattah Abou Jarad, 29 ans, joue le rôle du clown dans l’équipe. Déplacé de Beit Lahia vers Deir al-Balah, il explique au média que la joie des enfants et leurs réactions l’encouragent à poursuivre les représentations.
Fondée en 2014, selon Al Jazeera, l’école associe spectacles et apprentissage des arts du cirque. Ahmed Abou Haloub, 23 ans, participe lui aussi aux séances, avec une équipe qui se déplace entre le nord et le sud du territoire. Il présente ce travail comme une manière d’offrir aux enfants des moments de détente dans un quotidien marqué par la peur.
Préserver une place pour le jeu
Ce besoin dépasse les seuls spectacles. Dans un bilan de ses activités estivales publié le 14 septembre, l’UNICEF décrit des jeux collectifs, du dessin et des temps d’apprentissage organisés pour les enfants palestiniens. À Gaza, ces activités se tenaient majoritairement dans des abris temporaires, notamment sous tente.
Les programmes évoqués par l’UNICEF sont distincts du cirque présenté par Al Jazeera. Ils éclairent toutefois une même difficulté : trouver des occasions de jouer et de rencontrer d’autres enfants malgré le déplacement. Comme les rencontres d’échecs organisées à Gaza, ces rendez-vous font une place aux loisirs et à la vie collective.
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