Palestine · Gaza · Diaspora
Nos sourcesÀ propos
À la une ↗Faire un don

Gaza & humanitaire ↗

Crise humanitaire Gaza

Droits & justice ↗

Droits de l'HommePrisonniers politiquesFemmes et résistance

Politique & diplomatie ↗

ActualitésActualité internationalePolitique internationale

Analyses & opinions ↗

Opinions et analysesCommuniqué

Culture & mémoire ↗

Culture et patrimoineHistoire et mémoireMusique

Agir & solidarité ↗

BoycottPétitionsRésistance et luttes populaires
Toutes les publicationsMusique & audiosPublicitéPartenairesNotre boutiqueAlertez-nousNos sourcesLa newsletter
Soins à Gaza : le manque de matériel fragilise le diagnostic et le suivi
Votre lecture

Sommaire

Soins à Gaza : le manque de matériel fragilise le diagnostic et le suivi

Cet article vous a-t-il été utile ?

Gaza & humanitaire

Soins à Gaza : le manque de matériel fragilise le diagnostic et le suivi

Un reportage du 6 octobre sur les maladies du sang montre les difficultés de suivi à Gaza. OCHA et l’OMS documentent les pénuries qui pèsent plus largement sur les services de santé.

Illustration : microscope et tubes de prélèvement dans un laboratoire médical.
Illustration originale de Free Palestine News : un laboratoire médical. Scène illustrative, sans valeur de preuve documentaire.

Un hôpital peut accueillir des patients tout en manquant des moyens nécessaires à leur suivi. À Gaza, les difficultés touchent aussi les examens de laboratoire et les fournitures utilisées au quotidien. Un reportage publié le 6 octobre éclaire cette fragilité pour des personnes atteintes de maladies du sang, dans un système de soins déjà soumis à des pénuries documentées par les organismes humanitaires.

Quand le suivi dépend de fournitures limitées

Dans le reportage écrit d’Al Jazeera Arabic du 6 octobre, le correspondant Rami Abou Taïma décrit les difficultés de Rasmiya Ismaïl, une sexagénaire vivant dans les Mawasi de Khan Younès. Elle doit trouver des donneurs lorsqu’elle a besoin de recevoir du sang. Son récit met en lumière l’incertitude qui accompagne des soins récurrents.

À l’hôpital des Martyrs d’Al-Aqsa, à Deir al-Balah, Abdallah Wichah, responsable des laboratoires, avertit que les réserves de certains produits d’analyse ne couvriraient qu’une dizaine de jours à deux semaines. Il lie le risque d’interruption des examens à l’absence de nouvelles livraisons. Cette alerte concerne les produits et l’établissement évoqués dans le reportage ; elle ne permet pas de dater une fermeture générale des laboratoires de Gaza.

Les pénuries dépassent un seul service

Le rapport d’OCHA intitulé « 2 octobre 2026 », publié le 5 octobre, relève des manques de médicaments et de fournitures médicales, ainsi que des arrêts de générateurs liés au manque d’huile lubrifiante. Pour Gaza, sa période de suivi va principalement du 21 au 27 septembre. Ces constats apportent un contexte plus large au témoignage du responsable des laboratoires.

Au 26 septembre, les maladies transmissibles représentaient 19 % de plus de 280 000 consultations réalisées par les partenaires au cours de la semaine, selon OCHA. Ce pourcentage porte sur les consultations recensées, et non sur la population de Gaza. Une même personne peut consulter plusieurs fois ; ces données ne donnent donc pas la proportion de tous les habitants malades.

Le rapport décrit aussi une réponse en cours : des équipes renforçant l’hygiène et la prévention des infections dans dix établissements prioritaires, accompagnées de distributions de matériel. Les interventions engagées ne signifient pas que tous les besoins sont couverts.

Soigner sur place et accéder aux soins spécialisés

Dans son intervention du 24 septembre sur l’accès humanitaire et la santé à Gaza, le directeur général de l’OMS souligne les pénuries de médicaments, de moyens de diagnostic, d’équipements et de carburant. Il appelle à permettre leur acheminement et à élargir les évacuations médicales pour les patients ayant besoin de soins spécialisés indisponibles localement.

Ces deux besoins doivent être considérés ensemble. Les soins dispensés sur place restent essentiels aux personnes qui y vivent ; un départ pour un traitement spécialisé répond à une autre étape de leur parcours. Une évacuation annoncée ne remplace pas la disponibilité quotidienne des examens et des traitements dans les établissements qui continuent de travailler.

Ce qu’un suivi des soins doit mesurer

Pour comprendre l’accès réel aux soins, il faut examiner si le patient peut obtenir l’examen nécessaire, recevoir son traitement puis poursuivre son suivi. L’état des stocks et les livraisons effectivement reçues comptent autant que l’ouverture d’un service. Les informations datées présentées ici ne certifient pas la situation de chaque établissement au 7 octobre.

La protection des patients, des soignants et des lieux de soins concerne tous les civils, sans distinction de nationalité ou de religion. Retrouvez les organismes suivis par le magazine dans nos sources d’information sur la Palestine.

Une précision ou une correction ?

Signaler une erreur à la rédaction ↗

Pour continuer à lire

Voir la rubrique ↗
Alertez-nous

Envoyez votre info

Partagez les vérités que les médias oublient ! Si vous avez des informations ou des témoignages sur la situation en Palestine, faites-les entendre. Ensemble, brisons le silence. #FreePalestine

Contacter la rédaction

Rechercher