Palestine · Gaza · Diaspora
Nos sourcesÀ propos
À la une ↗Faire un don

Gaza & humanitaire ↗

Crise humanitaire Gaza

Droits & justice ↗

Droits de l'HommePrisonniers politiquesFemmes et résistance

Politique & diplomatie ↗

ActualitésActualité internationalePolitique internationale

Analyses & opinions ↗

Opinions et analysesCommuniqué

Culture & mémoire ↗

Culture et patrimoineHistoire et mémoireMusique

Agir & solidarité ↗

BoycottPétitionsRésistance et luttes populaires
Toutes les publicationsMusique & audiosPublicitéPartenairesNotre boutiqueAlertez-nousNos sourcesLa newsletter
École à Gaza : le trajet et les conditions de classe pèsent sur la reprise
Votre lecture

Sommaire

École à Gaza : le trajet et les conditions de classe pèsent sur la reprise

Cet article vous a-t-il été utile ?

Gaza & humanitaire

École à Gaza : le trajet et les conditions de classe pèsent sur la reprise

Marcher pour rejoindre une classe, apprendre dans un espace surchargé, retrouver des repères : les reportages de septembre éclairent les besoins qui accompagnent la reprise des cours à Gaza.

Illustration : cahier ouvert et cartable dans une salle de classe sous une tente.
Illustration originale de Free Palestine News : un espace d’apprentissage sous une tente. Scène illustrative, sans valeur de preuve documentaire.

Une classe ouverte ne suffit pas à rendre l’école accessible. À Gaza, le chemin pour la rejoindre et les conditions dans lesquelles on y apprend comptent aussi. Deux reportages de septembre 2026, rapprochés de la stratégie éducative de l’UNICEF publiée ce même mois, montrent pourquoi la reprise demande davantage que des inscriptions. Ils décrivent cette période de rentrée, sans établir la situation de chaque lieu d’enseignement en octobre.

Le trajet fait partie de la journée d’école

Dans un reportage d’Al Araby Al Jadeed du 28 septembre, Mohamed Sammour, âgé de 17 ans au moment du récit, explique marcher une heure pour atteindre son école faute de transports. Jinan Sukkar, 11 ans, décrit la fatigue et la difficulté à se concentrer après plusieurs heures assise au sol dans une tente chaude. Leurs propos donnent un aperçu concret des obstacles rencontrés par ces élèves.

Ces expériences éclairent une question souvent absente des bilans de rentrée : une place est-elle réellement utilisable quand le trajet épuise l’élève avant le début du cours ? La distance, le temps de déplacement et les conditions d’accueil méritent d’être examinés avec les effectifs inscrits. Un nombre de places disponibles ne dit pas comment elles sont réparties par rapport aux lieux de vie des familles.

Des places limitées et des niveaux différents

Le reportage écrit d’Al Jazeera Arabic du 19 septembre, fondé notamment sur les observations de la correspondante Nour Khaled, décrit des fournitures insuffisantes et des écoles qui limitent les inscriptions. Les parents doivent alors chercher d’autres points d’apprentissage. Le média évoque aussi des difficultés de lecture et d’écriture, dans des classes regroupant des élèves aux parcours scolaires très différents.

Rouvrir un cours répond à un besoin immédiat. Pour suivre les progrès, il faut ensuite regarder ce que les élèves peuvent effectivement lire, écrire ou calculer, et la régularité de leur présence. Leur âge renseigne sur leur parcours attendu ; il ne permet pas de déduire les notions qu’ils maîtrisent après une interruption prolongée.

Ce que prévoit l’accompagnement éducatif

Dans la révision de septembre de son appel pour l’État de Palestine, l’UNICEF prévoit des centres d’apprentissage, du matériel essentiel et des activités soutenant les dimensions sociales et émotionnelles des apprentissages. Son programme Back to Learning vise à étendre l’accès à l’enseignement non formel pour les enfants privés de scolarité pendant près de trois années consécutives.

Il s’agit d’une stratégie de réponse, qui doit être distinguée des résultats déjà obtenus. Un matériel annoncé ne renseigne pas sur sa présence dans chaque classe. De même, l’ouverture d’un centre ne mesure pas à elle seule les progrès des enfants qui le fréquentent. Les reportages apportent ici des expériences individuelles et des observations locales ; ils ne constituent pas une évaluation générale du programme.

Mesurer la continuité de la reprise

Un suivi utile mettrait les inscriptions en regard des journées suivies, de la durée des trajets, des conditions de classe et de l’aide apportée aux élèves qui ont perdu des apprentissages. Ces éléments permettraient de comprendre si la reprise se maintient et quels obstacles persistent pour les familles.

Protéger les lieux d’enseignement et les civils qui les fréquentent reste indispensable, sans distinction de nationalité ou de religion. Pour retrouver les organismes suivis par le magazine, consultez nos sources d’information sur la Palestine.

Une précision ou une correction ?

Signaler une erreur à la rédaction ↗

Pour continuer à lire

Voir la rubrique ↗
Alertez-nous

Envoyez votre info

Partagez les vérités que les médias oublient ! Si vous avez des informations ou des témoignages sur la situation en Palestine, faites-les entendre. Ensemble, brisons le silence. #FreePalestine

Contacter la rédaction

Rechercher