Un lit, une table ou une étagère permettent de retrouver quelques usages ordinaires dans un hébergement provisoire. À Gaza, des menuisiers ont adapté leur travail aux matériaux disponibles. Un reportage de mai 2026 éclaire les besoins des familles et des ateliers.
Dans un article publié le 5 mai par Al Araby Al Jadeed, reprenant notamment Reuters, le menuisier Mohammed Wafi explique à Khan Younès utiliser des planches provenant du transport de marchandises. Dans l’atelier décrit, le bois récupéré sert à fabriquer des lits, des armoires et des étagères pour des familles déplacées.
Le bois disponible ne suffit pas à faire tourner un atelier
Wafi évoque aussi le renchérissement des clous et des charnières. Le manque de bois et d’électricité ralentit la fabrication et rend les délais de livraison difficiles à garantir. Ce témoignage date du printemps ; il ne décrit pas les prix ou les approvisionnements d’octobre.
La récupération répond à une urgence matérielle. La continuité d’une activité dépend aussi de ses fournitures, de ses outils et de la possibilité de travailler régulièrement. C’est un enjeu de la reprise du travail à Gaza, au-delà de la remise en état d’un bâtiment.
Associer les travailleurs aux décisions de reprise
Une feuille de route présentée par l’Organisation internationale du travail le 3 août 2026 aborde cette dimension collective. Élaborée par la Fédération générale des syndicats palestiniens lors d’un atelier des 1er et 2 août, elle prévoit de mieux représenter les travailleurs, de suivre leurs conditions de travail et de les orienter vers des services d’appui.
Cette démarche syndicale concerne la reprise dans son ensemble. Elle ne constitue pas une annonce d’aide à l’atelier cité. Elle rappelle que la remise en activité engage aussi la sécurité au travail et la place des personnes qui exercent ces métiers dans les choix de reconstruction.
Une précision ou une correction ?
Signaler une erreur à la rédaction ↗






