À Gaza, les difficultés de la saison des dattes touchent aussi les travailleurs de la récolte, la transformation et les commerçants. Dans un texte publié le 15 octobre 2026, Al Jazeera décrit une filière fragilisée par les dommages agricoles, le manque de fournitures et la baisse du pouvoir d’achat.
Du palmier aux débouchés
Le média rapporte les témoignages de producteurs et de travailleurs interrogés par Al Jazeera Mubasher. Ils évoquent les difficultés d’accès aux arbres, le manque d’eau d’irrigation et de produits nécessaires à leur entretien. Les installations de stockage endommagées limitent aussi la durée pendant laquelle les fruits peuvent être commercialisés.
Cette chaîne comprend la récolte, la vente et la préparation domestique de pâte ou de sirop de dattes. Selon les personnes interrogées, les débouchés restent difficiles malgré la diminution des volumes disponibles. La capacité des familles à acheter compte donc aussi pour les revenus tirés du travail agricole.
Retrouver des conditions de production
Le contexte dépasse cette seule culture. Dans un communiqué du 18 août 2026, la FAO présente une évaluation géospatiale menée avec UNOSAT, fondée sur la situation au 24 juin. Elle distingue l’état physique des terres de la possibilité d’y accéder : une parcelle intacte peut rester inutilisable si le producteur ne peut pas s’y rendre.
La FAO souligne également les pénuries d’équipements d’irrigation, d’engrais, de carburant et d’autres fournitures. Elle appelle à rétablir l’accès sûr aux terres et aux moyens de production. Cette évaluation générale ne mesure pas, à elle seule, la récolte de dattes d’octobre.
Comme pour les autres activités abordées dans notre dossier sur la reprise du travail à Gaza, soutenir la filière demande de considérer ensemble la production, la conservation et la possibilité de vendre.
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