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Verre d’Hébron : faire vivre les gestes du métier
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Verre d’Hébron : faire vivre les gestes du métier

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Culture & mémoire

Verre d’Hébron : faire vivre les gestes du métier

D’Amman à Al-Bireh, deux expériences de 2026 éclairent la transmission du verre d’Hébron et des métiers artisanaux palestiniens : objets, récits et apprentissage.

Illustration en collage d’un vase en verre vert tenu entre deux mains, près d’un gobelet ambré et d’une esquisse au fusain.
Illustration éditoriale originale de Free Palestine News : objets et scène fictifs, sans reproduction d’une œuvre exposée ni d’une pièce du projet familial cité.

Le verre d’Hébron circule avec les récits des familles qui l’ont travaillé. La transmission d’un métier demande aussi des occasions d’apprendre et de créer. Deux expériences présentées en août et septembre 2026 éclairent ces dimensions du patrimoine artisanal palestinien.

Dans un reportage publié le 19 août par Al Jazeera, Mohammed Al-Tarawneh rencontre Asia Al-Nazer au marché Jara, à Amman. Avec sa mère, elle a repris le projet familial « Verre et céramique d’Hébron » après la mort de son père, qui travaillait le verre soufflé et la céramique peinte à la main.

Le journaliste précise que le projet ne développait pas alors de nouvelle production. La présence d’Asia permettait de faire connaître les objets et leur histoire. Ce témoignage appartient au marché d’été 2026, dont la saison était annoncée jusqu’au 11 septembre.

Mettre les savoir-faire en circulation

À Al-Bireh, l’exposition « Living Hands », présentée par l’UNESCO le 15 septembre 2026, donne à voir un autre travail de transmission. Le projet associe artisans, designers et étudiants autour de six métiers, dont le verre soufflé. Les réalisations comprennent des objets et des prototypes issus de collaborations entre savoir-faire traditionnels et création contemporaine.

Le volet CREATE, mis en œuvre par la faculté d’art, de musique et de design de l’université de Birzeit, réunit étudiants, designers et maîtres artisans dans des rencontres, des ateliers et des formations sur le terrain. Apprendre auprès d’une personne qui pratique le métier permet d’échanger sur les gestes et sur les choix de fabrication.

La broderie palestinienne et ses créations contemporaines posent elles aussi la question du passage entre héritage et nouveaux usages. Pour le verre, garder une pièce, raconter son parcours et former quelqu’un à la fabriquer répondent à des besoins complémentaires. La présence d’objets dans une exposition ne suffit toutefois pas à établir la continuité économique des ateliers.

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