Une machine braille ne suffit pas lorsqu’il manque le papier pour l’utiliser. À Gaza, cette difficulté apparaît dans un reportage de Ghada Zomlot publié par Al Bawaba 24 le 17 août 2026. Il éclaire une question concrète de la reprise scolaire : comment permettre aux élèves aveugles ou malvoyants de participer réellement aux cours ?
Des supports pour lire, travailler et passer les épreuves
Dans ce reportage sur l’accès à l’enseignement, l’élève Zein Al Dalou explique avoir conservé sa machine braille au fil des déplacements. Elle décrit pourtant le manque de livres, d’impression adaptée et surtout de papier pour sa machine. Disposer encore d’un outil personnel ne garantit donc pas de pouvoir suivre le programme.
Son récit souligne aussi les difficultés pour trouver un lieu d’enseignement adapté et participer aux évaluations. Ces obstacles touchent plusieurs étapes : rejoindre la classe, accéder aux mêmes contenus que les autres élèves, puis pouvoir montrer ce que l’on a appris. Ils ne se résolvent pas tous par la seule réouverture d’un bâtiment.
Adapter les cours fait partie de la reprise
Dans un récit publié le 19 mars 2026 et repris par les Nations unies, l’UNRWA décrivait un autre établissement : son centre de réadaptation pour enfants déficients visuels, où l’enseignement avait repris le 7 février dans des salles improvisées.
La directrice y signalait des livres manquants et des équipements endommagés ou indisponibles, notamment des machines braille, des loupes et des outils d’écriture adaptés. L’agence expliquait que ses équipes ajustaient les cours et l’éclairage et proposaient un accompagnement individuel. Les besoins diffèrent selon les élèves ; une seule réponse matérielle ne peut donc pas convenir à tous.
Ces deux récits portent sur des situations et des dates distinctes. Ils mettent néanmoins en évidence le même enjeu : une place en classe doit s’accompagner des moyens de lire, d’écrire et de participer. Ils ne fournissent pas un état complet des services disponibles aujourd’hui.
Comme pour les trajets et les conditions de classe à Gaza, l’accès se joue sur tout le parcours. Prévoir les supports, l’accompagnement et les évaluations avec les élèves concernés permet de considérer leurs apprentissages, plutôt que leur seule présence à l’école.
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