Comment rester lié à un lieu quand on écrit ailleurs ? Cette question est au cœur du projet d’Amanda Batarseh dans Rooted Movements: The Radical Poetics of Palestinian Space. Le livre figure parmi les publications de l’université de Californie à San Diego, chez Syracuse University Press en 2026.
Une présentation publiée le 22 octobre par Al Araby Al Jadeed met en lumière cette étude de la littérature palestinienne, attentive aux relations entre terre, déplacement et appartenance. Elle décrit une recherche qui rapproche des œuvres écrites en Palestine et dans la diaspora.
Relier l’ancrage et le mouvement
Dans le texte où elle expose son projet à l’institut de recherche en humanités de l’université de Californie, Batarseh pose la question des outils, des langues et des géographies à partir desquels lire cette littérature. Elle propose de penser ensemble les liens durables avec la terre et les déplacements qui façonnent les expériences palestiniennes.
Son approche cherche aussi à rapprocher des textes que les classements géographiques, linguistiques ou littéraires tendent à séparer. Le lieu devient alors une relation entretenue et transformée, plutôt qu’un simple point où situer une œuvre.
Des voix et des formes différentes
Al Araby Al Jadeed cite notamment Ghassan Kanafani, Naomi Shihab Nye, Raja Shehadeh et Ibtisam Azem parmi les écrivains abordés. Sa présentation évoque poésie, romans, essais et cinéma : autant de formes à mettre en dialogue, sans réduire la production palestinienne à une seule expérience de l’exil.
Ce questionnement rejoint celui de la place donnée aux voix palestiniennes dans l’édition. Les langues et les lieux deviennent alors des portes d’entrée pour découvrir les textes.
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