Des habitants de Gaza demandent l’intervention de spécialistes pour retirer les munitions non explosées présentes près des bâtiments et des abris. Le texte publié par Al Jazeera le 18 octobre, qui reprend des entretiens de sa chaîne Mubasher, décrit cette inquiétude pour les enfants et les personnes qui empruntent les rues.
Les restes explosifs de guerre peuvent continuer à menacer les civils longtemps après les combats. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) rappelle qu’ils comprennent notamment des munitions tirées sans avoir explosé et des munitions abandonnées. Leur présence peut empêcher de reconstruire des logements, de remettre des services en état ou de cultiver une terre.
Deux volets de la protection
Dans son bilan humanitaire consacré à la première partie d’octobre, OCHA rapporte 14 évaluations des risques explosifs et 13 103 personnes touchées par des activités de sensibilisation à Gaza entre le 1er et le 8 octobre 2026.
Ces deux indicateurs décrivent des actions différentes. Le nombre de participants à une sensibilisation renseigne sur la diffusion de messages de prévention. Le nombre d’évaluations rend compte d’un travail sur les dangers d’un site. Aucun des deux ne constitue un décompte de munitions neutralisées ni une certification générale de sécurité des quartiers.
Retrouver des lieux utilisables
Le CICR souligne que les communautés ne disposent souvent ni des compétences techniques ni des moyens nécessaires pour éliminer ces dangers en sécurité. Informer les habitants et permettre l’intervention d’équipes spécialisées répondent donc à des besoins complémentaires.
Cette question s’ajoute à celle des bâtiments fragilisés qui servent encore d’abris. Un retour au logement demande de considérer les risques présents sur le lieu, tandis que les personnes blessées ont besoin d’un accès durable aux soins de réadaptation. La protection se poursuit ainsi au-delà de l’urgence immédiate.
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