Se tenir par la main, écouter le rythme, apprendre les pas ensemble : la dabké palestinienne se transmet autant dans les fêtes que dans les cours. À Londres, le média Arab London annonce pour ce dimanche 25 octobre la présence d’une troupe de dabké au rendez-vous « Dar Darak », aux côtés d’exposants de cuisine arabe. Une programmation annoncée qui rappelle la place de la danse dans les rencontres de la diaspora.
Un patrimoine qui se pratique en groupe
La dabké, ou dabkeh, danse traditionnelle en Palestine, figure depuis 2023 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Le Comité polonais pour l’UNESCO la décrit comme une pratique collective accompagnée de chants populaires et d’instruments à vent.
Les danseurs forment une ligne ou un demi-cercle, liés par les mains ou les épaules. Les pas frappés et les sauts suivent le rythme commun. La pratique trouve sa place dans les mariages, les remises de diplômes et d’autres célébrations, aussi bien avec des groupes professionnels que lors de rassemblements familiaux.
Apprendre en regardant, puis en participant
La transmission passe notamment par l’observation des adultes et la participation aux fêtes. Elle se poursuit aussi dans des activités de vacances, à l’école et à l’université, selon la présentation du Comité. Le geste appris prend ainsi son sens avec les personnes qui le partagent.
Comme la broderie palestinienne et sa transmission, la danse associe savoir-faire et liens entre générations. Le rendez-vous londonien annoncé offre un point d’entrée pour découvrir cette pratique vivante, sans réduire sa diversité à une seule représentation.
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